Les CHEFF se réjouissent de l’établissement du premier plan national d’action contre le VIH, qui était présenté ce 15 octobre au public. Ce plan représente une avancée considérable, notamment dans le domaine du dépistage. Notre organisation, en la personne de sa présidente, a contribué aux travaux préparatoires du volet prévention de ce document, avec les différents acteurs belges de la lutte contre cette pandémie. Certaines actions du plan retiennent tout particulièrement notre attention :
– le développement d’une informations spécifique à l’attention des jeunes HSH (hommes ayant des contacts sexuels avec des hommes), notamment par le biais des nouvelles technologies
– le développement, pour les jeunes, d’un environnement qui facilite le dialogue autour de la sexualité et des risques qui y sont liés
– la nécessité d’encourager, chez les jeunes, le développement d’une sexualité épanouie, sans crainte de la discrimination
– le projet de développer des actions spécifiques en faveur de la santé sexuelle des femmes qui ont des contacts sexuels avec des femmes
Ces points d’actions, nous y contribuons déjà, à notre mesure, par nos actions au sein de nos pôles locaux (les “CHE”) et par nos campagnes auprès du public étudiant. Toutefois, nous allons intensifier nos activités spécifiques dans le domaine de la lutte contre les IST dans les tous prochains mois. Ces différentes campagnes vous seront dévoilées prochainement.
Pour revenir au plan, relevons également que la formation des professionnels et futurs professionnels de l’éducation et de la santé aux questions relatives à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) est encouragée. Les CHEFF tiennent à ce que cette formation n’oublie pas de prendre en considération toutes les réalités de cette vie sexuelle, et notamment celles qui s’éloignent des normes hétérosexuelles et monogames.
Enfin, comme le relève également Arc-en-Ciel Wallonie, nous déplorons que le plan ne renverse pas le paradigme des publics à risques (HSH, migrants…) : rappelons que ce sont des comportements qui entraînent des risques de transmission du VIH et pas le simple fait d’appartenir à un groupe social.

Le texte du plan VIH.

La réaction d’Arc-en-ciel Wallonie